Un échange d’un an au Brésil grâce au Rotary.

Bonjour à tous,

Je m’appelle Jérôme Senden, j’ai 18 ans, j’ai fait mes études secondaires au collège et j’ai maintenant la chance de vivre un échange d’un an au Brésil avec le Rotary.

Voilà déjà 4 mois que je suis à São Paulo, la plus grande ville d’Amérique du sud, située dans le sud-est du pays. Je n’ai pas eu beaucoup de difficultés à m’adapter à cet environnement totalement différent. Ma première famille d’accueil a été directement très chouette avec moi et la confiance s’est rapidement installée, ce qui est important pour moi. Ils m’ont aussi fait voyager pour découvrir d’autres endroits du Brésil. J’ai ainsi eu la chance de visiter Guarúja, Salvador de Bahia, les chutes d’Iguaçu, et d’autres voyages sont déjà prévus. Dans le collège que je fréquente ici, mes camarades de classes m’ont eux aussi accueilli chaleureusement. L’école étant petite, il ne m’a pas fallu longtemps pour connaître presque tout le monde, me faire des amis et ainsi et me sentir bien intégré. J’ai également rencontré d’autres étudiants d’échanges venus du monde entier, nous avons tissé des liens particuliers puisque nous vivions la même expérience.

Le fait de m’être vite intégré ne m’a pas empêché de ressentir un choc culturel lors de mes premières semaines d’échange. Un des changements les plus importants est logiquement celui de la langue. Lors de mon arrivée, je ne savais pratiquement rien au portugais. Comprendre ce qu’on me disait était très compliqué et me faire comprendre était encore plus difficile. J’ai pu suivre quelques cours, ce qui m’a aidé pour apprendre les bases, et le fait d’être plongé dans cette nouvelle langue m’a obligé à m’y habituer. A présent, je comprends presque tout et je m’exprime sans aucun problème.

Un autre changement a été celui de la nourriture, mais n’étant pas difficile, je n’ai eu aucun problème. Je mange beaucoup plus de fruits et légumes, de viande et de gâteaux typiques du Brésil. Ici, on mange beaucoup plus qu’en Belgique, le repas de midi est le plus important et donc le plus copieux. J’adore la nourriture brésilienne, je pense que je suis plus adapté à ce nouveau régime qu’à celui auquel j’étais habitué avant.

Il y a tellement de choses différentes que je ne peux pas m’attarder sur chacune. Le temps est bien plus chaud, et même s’il pleut assez souvent à São Paulo, ce n’est pas comparable avec la Belgique. Je ne réalise pas que je m’apprête à passer Noël avec 30°C. Les gens sont différents aussi, ils sont beaucoup plus tactiles et très chaleureux. Le rythme de vie, la musique, les paysages, la manière de s’habiller,… Tout a été nouveau pour moi.

Mais être étudiant d’échange n’est pas être un touriste, c’est vivre au rythme de sa famille d’accueil, de son école et de tous ses nouveaux points de repères. Plus le temps passe et plus je me sens bien dans cette nouvelle vie. Il m’arrive d’oublier que je suis un étranger, les choses se font naturellement, je n’hésite plus comme au début et j’ai plus de confiance en moi. Je pense qu’être étudiant d’échange, c’est, au-delà de voyager, se forger une opinion sur ce qui nous entoure, et cela sans l’influence que peuvent avoir les gens que nous côtoyons dans notre pays d’origine. C’est prendre des points de vue différents de ceux que l’on a déjà pu avoir. C’est selon moi quelque chose de vraiment important, pour mon ouverture d’esprit, pour mes idées, mes valeurs et tout ce que je peux améliorer dans ma personnalité. Cette année est sans doute la plus belle de ma vie, je ne l’oublierai jamais et elle aura certainement un impact sur tous mes choix futurs. Il me reste encore énormément de choses à vivre et je compte bien profiter de la chance que j’ai de vivre cette incroyable expérience.

Jérôme Senden (Rhéto 2017)