CAMP
“ SPORT et AVENTURE ”
DE MUNO 2000

 

Un extrait du journal 2000...
Un deuxième extrait "Muno 2000"...

Galerie photos du camp
Galerie photos de la soirée

 

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Quelques photos inédites de Muno 2000

Quelques photos prises par Aurélie


 


 

Muno, un paradis sur terre


Un peu d’histoire… Tout a commencé en 1977. Papa était un chef du camp, maman travaillait dans l’intendance et ils se sont rencontrés. La nature a bien fait les choses; sans Muno, je ne serais pas là en ce moment. A partir de mes 5 ans, chaque été, j’allais me faire chouchouter par les participants. Mon frère Michael est ensuite arrivé, toute la famille était à Muno. J’en garde des souvenirs incroyables, surtout des jeux des 24h, une tradition à présent! Je rêvais d’être un jour participante et de pouvoir m’éclater comme eux. Hélas, le staff ne pouvait plus organiser ce camp! Catastrophe, je me suis posé beaucoup de questions : vais-je un jour retourner à Muno ? Etre participante ?
Les années s’écoulent….
Près de 10 ans après…

Un jour de 98, maman a rencontré Marc De Smedt (une ancienne connaissance de mes parents) à l’UCL. Grâce à cette rencontre, mon rêve a pu se réaliser; on a vite pris contact avec Patrick Carlier. J’étais enchantée: retourner là où j’avais passé mes plus belles vacances d’enfant. Je m’en souvenais encore après tant d’années.

MUNO, un endroit extraordinaire, presque magique, où l’on respire la rosée du matin. Entouré par la forêt, terre de conquête du Fond Jamay, notre lieu de résidence est à l’écart de toute la ville, la route, la pollution et surtout des soucis de la vie quotidienne. Il faut se réveiller à Muno de bonne heure et du bon pied, c’est un endroit où l’on ne peut qu’être heureux. Il faut vraiment en profiter.

Cette ambiance et cette entraide ne sont vécues qu’une fois par an. Je ne connais nulle part ailleurs ce type de relation " interéquipes ". On rencontre des gens et l'on accepte les différences. On change son rythme de vie pour vivre au mieux en collectivité. Le dépassement et la confiance en soi s’apprennent. C’est très important de pouvoir se fixer des objectifs, de se surpasser et de connaître ses limites. On s’encourage dans les diverses aventures et activités, on vit avec le minimum, l’essentiel …Le tout dans la bonne humeur générale. Le camp de Muno est une grande famille où chacun se sent aimé tel qu’il est.
Après le camp, c’est comme une renaissance, j’ai presque une autre perception du monde et de la vie. Muno est un monde à part.
J'y apprends beaucoup de choses et dans la vie de tous les jours, je fais souvent des liens avec le camp. Il faudrait essayer d’appliquer ce qu’on a appris pendant ces 10 jours au niveau relationnel dans notre vie et pourquoi pas l’apprendre aux autres ! J’ai participé à Muno 98 et Muno 2000. Dommage de ne pas avoir rencontré Marc plus tôt ! ! !

Le camp ne doit jamais cesser d’exister, j’aime Muno, la vie à Muno, ce paradis sur terre.

Maintenant que les cours ont repris, pour moi à Bruxelles au Lycée Mater Dei, je repense souvent à Muno. Je me dis vivement le 10 août avec mon diplôme en poche, car hélas, Muno 2001 sera ma dernière participation… Bonjour à tout le monde et bonne année 2001.

Aurélie

 

Une veillée d’enfer



Le dernier jeu aura donc jeté son verdict prématurément. La suite de la journée est improvisée. Ce ne sont pas les activités qui manquent à Muno. Chaque année, les CP ont du mal à laisser tomber des activités lorsqu'on constitue le programme du camp. Deux tournois de plus: le volley-ball et le frisbee. Ce dernier est de toute beauté. Des parties acharnées avec des révélations comme Montri, un véritable artiste de l'assiette. Ce sport met l'accent sur la vélocité, la dextérité mais aussi sur l'engagement et l'esprit d'équipe.
La dernière veillée de Muno 2000 avait un parfum spécial:
Une veillée d’enfer
On croyait tous que la veillée était finie : quand tout à coup, Patrick nous annonce qu’il va y avoir un dernier jeu; on s’attendait à un quid ou un bidule comme ça: pas du tout !
Il nous explique ce qui va se passer :
" Nous allons procéder à un petit jeu très amusant. Je vais tirer au sort 2 numéros "
Déjà, je ne suis pas très rassuré:
" ces 2 numéros correspondront à 2 personnes ; celles-ci devront, à l’aide d’une petite cuillère, se rendre à la rivière et revenir avec le plus d’eau possible dans l’objet ; pour se guider ils auront une lampe de poche gsm. Bien sûr, le premier qui est arrivé a gagné "
Ca a l’air cool , me dis-je; seulement, il ne faut pas que ça tombe sur moi !!!
Etant en train de prier comme jamais, je relevai ma tête pour écouter les résultats du tirage.
Michael (merci seigneur d’avoir écouté mes prières !!!) VS Anthony.
A peine truqué, ai-je pensé.
Je suis allé chercher mes chaussures et me voilà prêt pour affronter Anthony.

On descendait tranquillement à la rivière quand soudain, Anthony me lâche " je dois pisser " (rien à voir), soit, on met l’eau dans nos cuillères et on commence la remontée. Anthony me devançait. Arrivé à l’arbre coupé, il entendit un bruit. Soudain, un " sanglier " sortit du bois…
La première réaction d’Anthony : lâcher sa cuillère et courir vers la maison en gueulant " un sanglier, un sanglier, ahahahah ".
En voyant ce " sanglier " sortir du bois, bien sûr, j’ai pris peur, mais en voyant le masque, j’ai directement pigé l’astuce : un tirage truqué, un masque pour faire peur, le bon prétexte pour nous pigeonner !!
Soit! je me suis pris au jeu et me suis laissé capturer.
A la respiration du kidnappeur, j’ai de suite reconnu Christophe.
Je lui annonçai que j’avais découvert son identité ; il me dit de me coucher par terre.
On allait faire croire à Anthony que j’avais été kidnappé. Thierry vint vers moi et me dit d’aller me cacher dans les bois. Après, il appela les C.P. pour faire un râteau.
Rien ! Je demeurai introuvable (pour les C.P.). Thierry me souffla de sortir du bois.
Je le fis donc et allai chez Thierry qui me dit de jouer le jeu.
Il commença donc à m’engueuler comme de la merde (pour du faux, bien sûr) . Il me dit qu’il a appelé les flics et qu’on avait averti mes parents, etc. Moi je répondais comme je pouvais et me dirigeais doucement vers la cuisine. J’attends 5 minutes pour rentrer et en revenant dans la salle, j’ai vu Anthony traumatisé " J’ai cru que tu étais kidnappé… ".
Quelle bonne soirée nous avons passée.

Michaël