|
Page 1 sur 8
 |
Voyage en Absurdie
en la salle de spectacle, le mercredi 21, vendredi 23 et samedi 24 mars à 20h.
|
- - - - - - Téléchargez les éditions spéciales de "Soirs éphémères" - - - - - - absurdie_ed1.doc (13,4 Mo), absurdie_ed2.doc (12,8 Mo) et absurdie_ed3.doc (11,8 Mo)
PREFACE
Mesdames, messieurs, les enfants et le poisson rouge, euh, le poisson vert, ah non ! C’est vrai qu’il est rouge…
S’il est clair que nous aurions pu vous accueillir avec une préface des plus classiques, préface qui se serait retrouvée truffée de nombreuses et longues explications sur l’absurde au théâtre et d’interminables remerciements certes bien nécessaires (voir avant dernière page), nous avons choisi non pas de vous expliquer mais de vous faire vivre textuellement notre projet baptisé « Voyage en Absurdie » et ce, dès la préface. Ce qui se trouve dans les quelques lignes qui suivent n’a donc aucun sens la plupart du temps, et s’il y en a un, nous sommes certains que vous serez à même de distinguer l’absurde de la réalité.
En un mot commençant (ou comme en cent et non pas comme en mille, c’est moins drôle), une seule règle s’impose à vous, chers spectateurs, parents, tontons, tatas, mamies et pépés, la règle qui permet à tout un chacun d’aborder le théâtre absurde : celle que les grands dramaturges ont énoncée sous une forme plus que complexe mais que nous vous retranscrivons le plus simplement ce soir afin que vous puissiez profiter du voyage. La phrase clé est donc la suivante : « c’est normal, c’est absurde. Cherche pas à comprendre. » Ceci sera à répéter régulièrement à votre voisin lorsqu’il se tournera vers vous le visage profondément interdit et qu’il vous avouera « t’as compris quelque chose, toi ? ».
Ainsi, en Absurdie, vous rencontrerez, pêle-mêle, une cantatrice qui ne vient jamais, des chevaliers déjantés, un cadavre qui grandit, une chorale potache, des désaccords autour d’œuvres d’art, d’encombrantes chaises, un homme-cochon, des acteurs jouant des acteurs qui ne comprennent pas leur texte, des jeux enfantins et des dialogues de sourds. Vous serez pris, témoins éphémères, dans une ritournelle de mots qui ne dansent pas en rythme, dans une ronde de non-sens qui viennent presque vous narguer.
Bon voyage, mesdames et messieurs, n’hésitez pas à encourager nos élèves plus que de raison : de nos jours, une implication aussi sincère dans un projet si complexe mérite la chaleur des projecteurs mais aussi la vôtre. Laissez-vous donc emporter dans les arabesques de l’Absurdie. Et n’oubliez pas : tout ceci n’est que du théâtre…
Véronique Gallo et Thierry Godet
P.S. : Nous tenons quand même à remercier le deuxième tiroir du petit placard gauche se trouvant dans le meuble à droite du grand laboratoire de gauche du local de droite lorsque l’on va tout droit et non pas vers la gauche après l’extincteur qui se trouve à la droite de la porte qui ouvre le laboratoire de gauche pour son écoute bienveillante dans les moments difficiles.
|